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DE LA VILLE DE PARIS.
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617
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[i567]
douze™0 jour de Novembre, l'an de grace mil cinq . cens soixante sept, et de nostre regne ie septiesme. >.. Signé : Par le Roy, Robertet. Et scellées du grand sceau de cire jaulne.
Pour l'execution desquelles lectres, après quc Mess™ les Conseillers ont esté mandez et amplement oyz, il a esté arresté que lesd, collonnelz ét cappitaines seroient establiz, et que les quatre mil quatre cens, hommes levez, selon et conformement à la volunté du Roy; lectres qui avoient esté poursuivies par aulcuns du corps de lad. Ville, pour le peu de debvoir que faisoient plusieurs bourgeois d'icelle d'obéir à leurs cappitaines et d'aller coucher aux rempartz et gardes des portes pendant la neccessité et rigueur du siege qui estoyt lors devant lad. Ville, mais l'execution desd, lectres a esté si difficille que, au lieu de quatre mil quatre cens hommes qu'il fal-loyt lever, Mess™ n'en ont oze lever que dix huict cens, au moien de la collecte des deniers qui s'est trouvée si malaisée que, nonobstant toutes les dilligences, executions, contrainctes et garnisons que Messieurs ordonnoient estre mises aux maisons pour la solde desd, soldatz, l'on ne peut lever que la somme de dix huit mil livres par moys au lieu de plus de quarente mil livres tournois qu'il eust fallu, si tous lesd, quatre mil quatre cens hommes eussent esté levez, suivant le voulloir du Roy. Et quant aux effectz de telz establissemens, ilz ont esté telz qu'il fault icy que la posterité remarque le jour de l'execution de telles lectres pour le plus sceleré, le plus funeste et le plus malheureux pour la ville de Paris que jour qui y ayt encores esté passé, nonobstant toutes les guerres et esmotions advenues en icelle auparavant la reduction de lad. Ville; et depuis et n'eust esté que par la prudence de Mess™ et de m* François de Vigny, Receveur de lad. Ville, lequel sur la fin du second mois se monstra si obséquieux et amateur du. bien de lad. Ville que d'advancer
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jusques à la somme de plus de dix sept mil livres tournoys pour aider à licencier et rompre telle levée de soldatz, il est.certain que lad. Ville eust esté en danger pour les simuliez et innymitiez des cappitaines, bourgeois de lad. Ville et des questuaires 11',-et entreprises des ungs et des aultres. Et à la verité comment ne se feussent opposez les nostres à tant de indignitez et villenies, extorcions, larcins et rupture de maisons que faisoient ses soldatz mercenaires, lesquelz, ne se contantans de faire infinyes fraul-des et passevolans (2) en leurs monstres, ne faisoient neantmoins plus de debvoir à la garde des rempartz la nuict que le bourgeois; et y estans, oultre ce qu'ilz ne voulloient admettre la correction d'une ronde de la Ville, se disans soldatz du Roy et non les nostres, encores ilz desmollissoient et brusloienl les maisons voisines desd, rempartz, batloient et exceddoient les pauvres bourgeois; estans couchez de jour aux maisons où ilz estoient logez par fourriers, ilz vivoient à discretion, battant et exceddant aussi leurs hosles avecq une vye lascyve et mesnaige si desbordé et tel que les plus barbares et ennemys cappitaulx seroient merriz d'excercer par dessus les loix, nommement en une ville cappitalle et bien pollicée comme est la nostre, et eust esté beaucoup plus expédiant pour la Ville d'avoir donné au Roy quelque somme de deniers pour empescher une telle levée de soldatz, que d'avoir requis et importuné Sa Majesté de nous permectre de ainsi nous oublier nous mesmes. En quoy nottera icy la ville de Paris, que aiant ung chef soubz l'auctorité du Roy pour conduire et manier les bourgeois et ses habitans, qu'ilz sont assez suffisans pour eulx maintenir et prevalloir contre les forces et injures de leurs ennemys, voire que s'il est possible pour l'honnesteté, repos et seuretté de lad. Ville, l'on ne doibt jamais admettre des garnisons, ny faire aultre levée de soldatz en icelle, et fault tousjours en telles neccessitez, et par des assemblées gene-ralles, avoir recours aux remonstrances à Sa Majesté.
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DCCCXXI. — Pour la cottization de 11e l hommes soldatz.
i 5 octobre 1667. (H 1784, fol. 426 r°.)
lieu de Oudin Petit, Quartenier de lad. Ville, nous
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De par les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de paris.
«Sire Macé Bourlon, Quartinier de lad. Ville, au
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vous mandons que vous aiez à appeller les cappitaines de chacune Dizaine, les Cinquanteniers et Diziniers, et quatre notables bourgeois et officiers du Roy et
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(1' Ce mot a le sens de mercenaire, servile.
'2' On entendait, sous le nom de passevolans, de faux soldats ou soldats non enrôlés qui passaient seulement
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aux revues.
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1-..I..IU..ItlK -.TIO-H...
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